Robert Bousquet : Les esclaves et leurs maîtres à Bourbon, au temps de la Compagnie des Indes. 1665-1767

L’esclavage des noirs à Bourbon ( Ile de la Réunion ) au XVIIe et XVIIIe siècle.

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Joram, fils. Journal de navigation fait sur le vaisseau La Vierge de Grâce. 1732-1734. TExte établi par Robert Bousquet.

Dernier ajout : 15 décembre 2014.

Armée en novembre 1732, pour ramener à Lorient du café de Bourbon, le vaisseau la "Vierge de Grâce", capitaine Bichard, du port de 360 tonneaux, fut auparavant expédié à la traite des noirs au Mozambique et à Madagascar, plus précisément à la Baie de Saint-Augustin et à Morondava. Résumant cette traite, fin décembre 1733, le Conseil Supérieur de Bourbon signale à la Compagnie, le 3 de ce mois, à la fois le retour de la "Vierge de Grâce" du Mozambique et des Seclaves et la mort de son capitaine remplacé par Nicole, son premier lieutenant. Le vaisseau a traité à la côte 368 Cafres, s’est rendu aux Seclaves avec le "Saint-Paul" pour y traiter de conserve 76 Malgaches dont 27 ont été embarqués sur le "Saint-Paul" en compagnie de 104 cafres pour être portés à l’Ile de France. "Cette entreprise, concluent les Conseillers, aurait pu être un très heureux succès, s’il n’était pas mort un si grand nombre de noirs pendant la traversée. Les effets consommés pour la traite, tant à la côte de Sofala que aux Seclaves, ne montent, prix de facture, qu’à 22 458 livres, et la cargaison de ces deux vaisseaux, si elle était arrivée à bien, aurait rendu à la compagnie plus de 130 000 livres". De ces captifs transportés à Bourbon par la "Vierge de Grâce", mais aussi par la "Diane", la "Méduse" et le "Saint-Paul", la Compagnie se proposait de composer une cargaison de noirs chargés sur la "Vénus" pour la Martinique. Mais la "Vénus" mise à la côte par le coup de vent du 11 décembre 1733, "l’Oiseau" endommagé et la "Diane" hors d’état d’entreprendre la traversés pour France, la Compagnie fut contrainte de prendre de nouvelles dispositions. Finalement c’est le "Saint-Michel", capitaine Boisquenay l’aîné, que l’on envoya à la côte malgache pour y traiter 300 noirs et les porter au Cap-Français, côte de Saint-Domingue.

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